Julian Assange, le fondateur de WikiLeaks, est enfin libre : comment a-t-il négocier sa libération ?

Après de nombreuses années de bataille judiciaire et de controverses, Julian Assange, le fondateur de WikiLeaks, a finalement obtenu sa liberté. Mais comment a-t-il réussi à négocier sa libération et quelles en sont les implications ?

Libéré : les coulisses de la libération de Julian Assange, fondateur de WikiLeaks

Julian Assange, le fondateur de WikiLeaks, est enfin libre : comment a-t-il négocié sa libération ?

Après quatorze ans de tourments judiciaires, Julian Assange est enfin un homme libre. L’ancien fondateur de WikiLeaks a plaidé coupable devant le tribunal fédéral de Saipan, dans les îles Mariannes du Nord, un territoire américain du Pacifique. Mais comment est-il parvenu à négocier sa libération après plus d’une décennie de batailles judiciaires ? Cet article plonge dans les détails clefs de ce dénouement tant attendu.

Négociation avec la justice américaine

Le mercredi 26 juin, Julian Assange a comparu devant un tribunal fédéral à Saipan. Conformément à un accord avec la justice américaine, il a plaidé coupable d’obtention et de divulgation d’informations sur la défense nationale. Cet acte a été central dans la négociation qui a abouti à sa libération.

Plutôt que de faire face aux dix-huit chefs d’accusation qui pesaient contre lui, exposant Assange à une peine de cent soixante-quinze ans de prison, les négociations ont permis de réduire les charges à un seul chef d’accusation.

Le rôle de Chelsea Manning

Chelsea Manning, ancienne militaire américaine et source des fuites massives de documents à l’origine de l’affaire WikiLeaks, a également joué un rôle crucial. Julian Assange a reconnu devant le tribunal avoir encouragé Manning à fournir du matériel classifié. Cette admission a été un élément décisif dans l’accord de plaidoyer.

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Peine allégée et temps déjà purgé

Julian Assange, vêtu d’un costume noir et d’une cravate ocre, a été condamné à une peine de soixante-deux mois de prison. Cependant, cette peine était déjà couverte par les cinq années qu’il avait passées en détention provisoire. La juge Ramona V. Manglona a déclaré qu’il pouvait sortir de la salle d’audience en homme libre.

Accord de ne pas retourner aux États-Unis

Dans le cadre de cet accord, Julian Assange a été interdit de retour aux États-Unis sans autorisation. Après l’audience, il a quitté Saipan à bord d’un jet privé à destination de Canberra, en Australie, marquant ainsi la fin de son emprisonnement dans les îles Mariannes.

Soutien international et familial

Son épouse, Stella Assange, a été très active tout au long de ses épreuves judiciaires. Avant l’audience, elle avait lancé un appel aux dons pour payer les frais de transport nécessaires à son retour en Australie, étant donné qu’Assange n’était pas autorisé à emprunter un vol commercial.

Des soutiens notables tels que Kevin Rudd, ancien premier ministre australien et actuel ambassadeur d’Australie aux États-Unis, ont également assisté à la comparution pour montrer leur soutien.

Réactions mondiales

Le premier ministre australien, Anthony Albanese, a qualifié cet événement de « développement bienvenu », tandis que les Nations unies ont salué la libération de Julian Assange, soulignant que cette affaire soulevait des préoccupations majeures en matière de droits humains. La mère d’Assange, Christine Assange, a exprimé sa gratitude en voyant enfin la fin du cauchemar de son fils.

Avenir de WikiLeaks

Malgré les déboires judiciaires de Julian Assange, l’un de ses avocats a assuré que « le travail de WikiLeaks se poursuivra ». Assange, qui s’est battu pour la liberté d’expression et la liberté de la presse, reste déterminé à poursuivre ses combats pour la transparence et les droits de l’homme.

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Élément Détails
Négociation Accord avec la justice américaine
Chef d’accusation Obtention et divulgation d’informations sur la défense nationale
Peine 62 mois, couverts par détention provisoire
Lieu du procès Îles Mariannes du Nord
Soutien Chelsea Manning, Kevin Rudd, Stella Assange
Restriction Pas d’entrée aux États-Unis sans autorisation
Retour Destinée à Canberra, Australie
Réactions internationales Soutien de l’Australie, des Nations Unies
Avenir de WikiLeaks Poursuite du travail et des combats de Julian Assange
  • Négociations: Accord avec la justice américaine.
  • Chef d’accusation réduit: Obtention et divulgation d’informations sur la défense nationale.
  • Peine allégée: 62 mois déjà purgés.
  • Lieu du procès: Tribunal fédéral de Saipan.
  • Soutien: Stella Assange, Kevin Rudd.
  • Restrictions: Pas de retour aux États-Unis sans autorisation.
  • Retours: Julian s’envole pour Canberra, Australie.
  • Réactions internationales: Antony Albanese, Nations Unies.

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